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Auto-publication

Tandis que je travaille toujours à mon premier roman «La meute», je me questionne sur où/comment je vais le

Amazon Kindle

Amazon Kindle (Photo credit: agirregabiria)

distribuer. Une chose est certaine dans mon esprit, je n’ai pas l’intention de suivre la parcours habituel qui consiste à soumettre mon manuscrit à des maisons d’éditions et à attendre longuement (patiemment ou non) quelque intérêt de leur part. Non pas que je n’ai pas confiance en mon histoire là!

Depuis les dernières semaines, je commence à vivre la joie d’en être à mon second edit. Mon histoire est solide, je crois. Toute la première partie, celle qui se passe dans les années 1800 a été réécrite et se trouve nettement enrichie. Je crois que mon récit se tient, qu’il est assez bien articulé. Encore, quelqu’un le lirait et pourrait dire que je me trompe. Mais j’aime bien mon histoire. J’aime ce qu’elle est devenue depuis les derniers mois.

Non, pour moi, l’idée d’auto-publier n’a pas besoin d’être débattue. Nous sommes en 2012, et je pense que c’est la voie à suivre. En plus, je ne vise pas à devenir riche avec ce que j’écris. C’est d’abord et avant tout pour moi une façon de m’exprimer, de me faire rêver et d’occuper mes soirées d’insomnie.

Depuis un an ou deux, il y a une foule d’options et d’opportunités pour que le commun des mortels puisse partager ses écrits avec la planète entière. En 2009 j’utilisais les services de lulu.com pour auto-publier «Sur un vieux banc». Mais depuis, il y a un bon nombre d’autres joueurs qui ont vu la tendance se dessiner et qui ont sauté à pieds joints dans l’aventure de l’auto-publication. Le nom qui me vient immédiatement en tête est Amazon. Le géant, en plus de fournir tous les outils électroniques nécessaires pour faire de notre livre une réalité, nous fait bénéficier de son immense plateforme de distribution. Et ce point là est vraiment très intéressant. Avec un minimum d’effort, mon livre pourrait être distribué partout dans ce vaste réseau.

Ce n’est pas rien! Je suis de plus en plus intéressé à publier avec leur système. Leur plateforme a l’air simple et bien construite. Ils fournissent des modèles de documents, beaucoup de textes explicatifs sur la façon de faire notre mise en page, et beaucoup plus encore. Leur programme de royalties est aussi compétitif par rapport à leurs concurrents.

Je me suis récemment procuré un Kindle, la petite tablette magique de lecture de livres numériques d’Amazon. Non pas le Kindle Fire, la tablette visant le marché du iPad. Juste le modèle le plus simpliste de livre numérique. Pour un gars comme moi qui vit sa semaine en entier dans le numérique, cette addition à mon iPod et mon iPad était la pièce maitresse qui me manquait.

Du coup, publier sur la plateforme Kindle me semble la suite logique.

Mais l’auto-publication ne s’arrête pas là. S’auto-publier signifie aussi devenir responsable de la promotion de son oeuvre. J’ai réfléchis à ce point. Bien qu’une maison d’édition traditionnelle possède l’expertise et l’expérience de faire la promotion des livres qu’elle publie, je ne crois pas qu’elle pourrait faire grand chose de plus pour moi. Je ne remets pas du tout en cause la compétence! C’est seulement que je ne suis pas connu. Et à moins d’écrire un chef d’oeuvre hors-du-commun, je ne représente pas la poule aux oeufs d’or pour eux.

Qui connaît mon histoire mieux que moi-même? Qui peux en parler avec passion? Et puis, dans tout cela, il ne faut pas oublier le plaisir. Je crois que j’éprouverai beaucoup de satisfaction et de plaisir, de contentement de soi, lorsque j’aurai vendu, par mes propres moyens, un premier exemplaire à une étrangère personne.

J’aurai aussi certainement beaucoup de plaisir à créer une page web, comme celle que j’ai fait pour «Le tueur à gages».

On verra bien. Pour le moment, je dois continuer à écrire. Parce que s’auto-publier c’est bien beau, mais je ne veux pas auto-publier n’importe quoi quand même.

Et vous, avez-vous eu de bonnes / mauvaises expériences avec les maisons d’édition traditionnelles? Que pensez-vous des plateformes d’auto-publication? J’aimerais beaucoup avoir vos commentaires!

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De la nécessité de réécrire

English: Wolf Pack, Innoko National Wildlife R...

Wolves packs - Image via Wikipedia

Avant d’entreprendre l’écriture du «Tueur à gages» à l’automne dernier, je travaillais sur une version plus étoffée de «La meute», avec laquelle j’ai bien l’intention d’en faire un roman respectable. Au cours de l’été passé, j’ai travaillé principalement à ajouter beaucoup de profondeur au personnage principal, notamment en lui créant un passé, une histoire, dans le but que son vécu puisse justifier sa personnalité présente, tel que le coeur de l’intrigue nous la présente.

Bertrand Lagendron, le détective qui mène l’enquête sur la mort mystérieuse d’une femme dans son chalet, se vouait, étant jeune, à une vie bien tranquille dans les ordres catholiques, comme prêtre d’abord, puis qui sait ensuite où son dévouement l’aurait élevé.

Mais des événements particuliers l’ont plutôt lancé dans l’aventure, et sans le savoir à ce moment, il prenait goût au travail d’enquête et de recherche qui ferait plus tard de lui un détective émérite.

Fort de cette idée pour améliorer mon histoire, j’écrivis pas mal pendant l’été, en combinant mes séances d’écriture avec de courtes périodes de recherches et de documentation. J’agrémentai donc ainsi la ligne directrice de mon histoire avec une histoire parallèle. J’en profitai aussi pour réécrire complètement l’un des passages qui se passe dans les années 1800. En sommes, j’étais très satisfait de la tournure que prenais mon histoire, qui originellement n’était qu’une courte nouvelle séparée en sept jours, écrites à la hâte pour l’Halloween 2010.

Déséquilibre

Je commençais vraiment à aimer mon histoire; elle se structurait mieux, donnait de la profondeur au personnage principal et mettait la table à un scénario plus poussée, mieux étayé et traversant plusieurs époques. Puis, à l’automne j’entrepris le Nanowrimo et délaissai complètement «La meute». Cette semaine, j’en fis une lecture complète, dans l’état où je l’ai laissé à l’automne.

*OUCH!

Je constatai le déséquilibre entre ce que j’avais  ajouté, à tête reposée,  et les parties qui furent rédigées en 2010 « juste comme ça pour le fun ». Moi qui  croyais (naïvement)  m’approcher d’une version proche d’une révision finale, la claque a été dure. En même temps, j’aurais dû m’attendre à cela. En prenant une approche plus sérieuse pour imaginer puis écrire les ‘ajouts‘, le résultat se devait d’être meilleur.

Se retrousser les manches

Au bout du compte, je suis content de cet exercice. Ça va me forcer à retravailler les parties originales de l’histoire, pour les élever au niveau du reste, de l’histoire parallèle, de l’univers de Lagendron que j’ai créée lors des derniers mois ; cette portion est issue d’une bien meilleure plume, selon moi. J’ai vraiment la motivation d’y arriver, et alors je pourrai être fier d’avoir réussi, non seulement à améliorer une nouvelle, mais aussi à avoir réussi à donner vraiment vie au personnage principal. Sans compter que ce travail m’a permis d’améliorer encore davantage mon style d’écriture.

Mais d’ici là, le travail reste colossal, et l’histoire prends une dimension bien plus complexe que ce que j’avais imaginé d’abord. Et c’est bien parfait ainsi, parce que de surprise en surprise, c’est ce que j’aime et c’est ce qui me motive à continuer d’écrire! Je me rends compte à travers cela que cette réécriture enrichie constamment mes personnages, et les contextes dans lesquels je les fais évoluer.  Par exemple, je n’avais jamais envisagé qu’un ou plusieurs de ces personnages policiers puisse se retrouver dans un autre contexte, avec d’autres aventures et entourés d’autres personnages secondaires. Voilà que par cette réécriture forcée, je me laisse aller à imaginer de tels scénario, et je peux vous le dire, c’est extrêmement stimulant!

Nanowrimo 2011: décollage réussi!

Hitman

«Je m’appelle Mathieu, et je suis un tueur à gages. Je m’appelle aussi Steve, Patrick, Rashim, Mark, Thomas, Abdul, Silvester ou Audrey s’il le faut. Je suis le meilleur tueur à gage de tous les temps.»

J’en avais parlé un peu cet été. Maintenant c’est chose faite, je participe au Nanowrimo 2011, cette course folle où l’objectif est de rédiger une ébauche (draft) de 50,000 mots d’un roman en 30 jours.

J’avais essayé de me pratiquer au moi de mai dernier, et mon résultat avait été lamentable. Moins de 18,000 mots en 30 jours. Il faut dire que je testais cela sur une histoire déjà en cours. L’imagination n’était pas au rendez-vous, car je me cloisonnais dans un décor trop familier.

Maintenant c’est différent. Mon histoire est dans ma tête depuis au moins deux ans. Et me voilà à en jeter les premiers jets sur l’écran de l’ordinateur.

Nous sommes le 3 novembres, et mon total de mot est passé la barre des 8,000. Ça va très bien jusqu’ici. Durant le mois d’octobre, je me suis préparé. J’ai construit un blueprint de mon histoire, avec un titre pour chaque scène. Je me suis fait des points de repères, mais je n’ai pas voulu trop expliciter les personnages, les scènes, les lieux: je voulais laisser le droit à mon imaginaire de vagabonder.

Il parait que la deuxième semaine du Nanowrimo est la plus difficile: découragement, blocage, fatigue, etc. On verra bien. Une chose certaine, je n’ai complété que 3 de mes 50 scènes planifiées. Si je ne perds pas courage, je suis bon pour un draft d’au moins 80,000 mots.

Et en décembre, je ne voudrai certainement ni lire ni écrire, j’aurais certainement une écoeurantite aigue! Mais ça en aura valu la peine!

À suivre!

Mon premier livre distribué en Europe

Il y a un petit moment que je n’avais pas écrit de billet pour ce blog. Je suis toujours en train de mettre la touche finale à mon « draft » de ma version étoffée de «La meute». Parallèlement à ça, le NaNoWriMo s’ent vient à toute vitesse et j’ai l’impression que je ne suis pas prêt. Je compte prendre la seconde partie du mois d’octobre pour mieux mettre la table à mon prochain roman.

J’écrirai la première phrase de celui-ci le 1er novembre. J’en serai à ma première participation au NaNoWriMo. J’ai un sentiment mêlé d’excitation, d’anticipation, mais aussi de crainte de ne pas réussir. Lire la Suite…