Une première retrouvaille

Au cours de notre vie, nous vivons sans cesse des moments de retrouvailles. Certaines font partie de notre quotidien. Chaque lundi matin, nous retrouvons les mêmes collègues et le même environnement, après la pause du week-end. Ces retrouvailles-là sont pour certains une simple bribe du quotidien, et l’on y accorde souvent que peu d’importance. Pour les enfants, les retrouvailles du lundi matin avec ses amis d’école sont un moment attendu. Dommage que cela se perde avec l’âge dans certains cas.

Il y a les retrouvailles qui se passent à des moments prédéterminés, comme les retrouvailles postsecondaires aux dix ans. Au fil des répétitions toutefois, moins nombreux sont ceux qui s’y rendent, et les quelques irréductibles assidus font vite le tour des dernières nouvelles. Ces dernières ont un goût de réchauffé, et le plaisir s’estompe à se les partager.

Il y a de ces retrouvailles, plus rares, qui surviennent un peu à l’improviste, sans qu’on s’y soit attendu. Un vieil ami rencontré par hasard à la sortie d’une station de métro. Quelques souvenirs du CÉGEP, deux trois fous rires, et on se sépare à nouveau en se trouvant bien choyé d’avoir eue la chance de se revoir, quelques minutes, dans cette grande ville abritant des millions d’êtres humains.

Certaines retrouvailles peuvent faire peur. Les retrouvailles de réconciliations par exemple. Qu’elles soient d’ordre familial, amicales, amoureuses ou professionnelles. On se demande comment les autres réagiront. Auront-ils mis de l’eau dans leur vin? En auront mis assez nous-mêmes? Ce sont parfois des retrouvailles auxquelles on va un peu de reculons, presque obligées, par convenances ou pas simple sens du devoir. En d’autres circonstances, on fonce tête baissée, sans peser le pour et le contre de notre démarche, prêt à frapper un mur… ou à le défoncer.

Certaines retrouvailles revêtent un cachet particulier lorsque la joie de revoir certains visages se fait sentir encore plus grande que l’expectative. Hier, j’ai eu le bonheur de vivre l’une de ces retrouvailles avec des cousins et cousines que je n’avais pas vus depuis plus d’une trentaine d’années. La plupart plus âgés, ils ont maintenant comme moi une famille et des enfants. Certains d’entre eux sont de parfaits inconnus pour moi. C’est le cas de deux de mes cinq petits cousins d’origine suisse. On ne se connait évidemment pas, sauf par nom, car nous avons été mentionnés les uns et les autres au cours de nos vies respectives dans une quelconque conversation avec des membres de la famille étendue.

Moi qui aime tant les premières fois dans tout, ces retrouvailles m’ont donc donné l’occasion de faire connaissance avec une branche de ma famille avec laquelle j’ai eu et j’aurai très peu de contacts. Mais avec l’ère des communications électroniques dans laquelle nous vivons, nous avons tous les outils pour nous permettre d’entretenir ces nouvelles amitiés, afin que les prochaines retrouvailles, l’an prochain, soient bonnes et belles à nouveau. Cette fois-ci, avec un peu moins de surprises, mais une attente agréable, une excitation toute nouvelle à serrer tant de mains et à recevoir tant de bises, par groupe de trois, comme on fait en Suisse.

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About Denis St-Michel

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